
Depuis les années 1970, la pollution plastique s'est imposée comme un défi environnemental majeur, menaçant les écosystèmes, le climat et la santé humaine. Pour y faire face, la communauté internationale a consacré le droit à un environnement sain comme un droit humain, ainsi qu'en témoignent la Déclaration de Stockholm de 1972, la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples et, au Cameroun, la loi du 5 août 1996 relative à la gestion de l'environnement. À Douala, ville la plus polluée du pays, ce droit affronte une épreuve face à un déferlement de déchets plastiques que les moyens peinent à contenir. C'est dans ce contexte que des acteurs privés, tels qu'ISOTECH SARL, jouent un rôle important, dont l'efficacité dans la protection de l'environnement mérite d'être interrogée.
Entreprise créée en 2014 et implantée à Douala, ISOTECH transforme la menace plastique en ressource. Le recyclage y donne naissance à de nombreux produits, notamment des sacs poubelles, de l'énergie noire (pétrole) et des pavés écologiques, tandis que l'incinération, opérée dans un dispositif contrôlé, élimine en toute sécurité les déchets non valorisables. Son action reste néanmoins perfectible, en raison de nombreuses contraintes tant endogènes qu'exogènes. Fondée sur l'exégèse, la casuistique et le droit comparé, et appuyée par une recherche documentaire ainsi que par des questionnaires, l'étude replace ainsi les déchets plastiques véritable menace planétaire au cœur de l'analyse, en articulant initiative privée et pouvoirs publics pour la protection d'un droit fondamental dont chacun doit bénéficier : le droit à un environnement sain.